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Trio Elegiaque

Dans l’univers des trios de Schubert.Au cloître des Jacobins le 20 juillet à 21h30.


Philippe Aïche, violon
Virginie Constant, violoncelle
François Dumont, piano.

Franz Schubert (1797-1828)
Sonatensatz, D. 28
Trio n°1 en si bémol majeur, op. 99, D. 898
Notturno pour piano, violon et violoncelle, op. 148, D. 897
Trio n°2 en mi bémol majeur, op. 100, D. 929

A la lueur de leurs expériences artistiques respectives et de l’enseignement de maîtres tels que Menahem Pressler et Bernard Greenhouse du Beaux-Arts Trio ou le quatuor Amadeus, les musiciens du Trio Elégiaque s’inscrivent dans la tradition des grands trios avec piano tout en cherchant, par une approche vivante et novatrice, à renouveler le genre et transmettre leur passion pour un des répertoires les plus exceptionnels qui soient, de par sa richesse, sa diversité et sa beauté.

Les deux chefs-d’œuvres que sont les Trios op. 99 et op. 100 Schubert, ont été composés lors des deux dernières années de sa vie, en 1827 et 1828. La forme ambitieuse (chacun de ces trios dure environ 40 minutes) et le souffle grandiose qui anime ces œuvres est certainement hérité de Beethoven qui, le premier, expand le cadre intimiste de la "Hausmusik" pour lui donner une dimension quasi-symphonique. Il est d’ailleurs intéressant de noter que le violoniste Ignaz Schuppanzigh et le violoncelliste Josef Linke furent à la fois les créateurs du Trio op. 97 "à l’Archiduc" de Beethoven en 1814 et les premiers interprètes des Trios de Schubert, quatorze ans plus tard. "Que peut-on faire après Beethoven ?", écrit-il à son ami Josef von Spaun.

Si la filiation est évidente, Schubert imprime néanmoins sa marque particulière au trio avec piano : le charme mélodique des thèmes, le cheminement presque improvisé à travers les méandres des modulations, le mouvement lent vocal à la manière d’un Lied, l’inspiration populaire des scherzi et les finales d’envergure en forme de rondo varié sont quelques-uns des traits communs aux deux trios, immédiatement reconnaissables.

Bien qu’écrits à quelques semaines d’intervalle dans des circonstances tragiques (Schubert, gravement malade, n’a plus que quelques mois à vivre), les deux trios ont pourtant des physionomies très différentes : la gaité solaire, la fougue et le charme insouciant du Trio op. 99 sont à l’opposé de l’op. 100, extrêmement dramatique et contrasté, dont le célèbre second mouvement, inspiré d’une chanson populaire suédoise, explore les dernières limites du tragique.

Le Notturno (le titre est de l’éditeur) a été composé également en 1827 ; on suppose qu’il serait à l’origine le mouvement lent du Trio op. 99, écarté ensuite par Schubert ; il semble préfigurer le mouvement lent du Quintette à cordes D. 956. À la tendre intimité du début succède un joyeux et puissant second épisode ; cette alternance est reprise, variée et modulée.

Le Sonatensatz est quant à lui le mouvement unique d’un trio inachevé, composé en 1812 par le jeune Schubert de quinze ans. On y sent l’influence des modèles classiques (Mozart ainsi que Salieri avec qui Schubert travaillait à cette époque), mais au détour de certaines phrases ou modulation semble poindre l’identité schubertienne.


 
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