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Même pas peur !

Les vanités de Madame la Baronne.
A la Fondation Bemberg jusqu’au 30 septembre.


Omnia vanitas : l’extravagante collection de la baronne Henri de Rothschild (née Mathilde Sophie Henriette von Weissweiller / 1874- 1926) réunit près de 200 pièces, principalement des crânes miniatures dont certains ornés de pierres précieuses ou fumant le cigare ou encore faisant office d’épingle de cravate. On y trouve aussi squelettes, amulettes, grains de chapelets, bibelots, gravures en ivoire, en bois sculpté, en marbre ; toutes sortes d’objets, profanes ou sacrés, majoritairement venus d’Occident mais aussi pour certains d’Extrême-Orient. Pour affirmer la présence et la symbolique du crâne dans l’art depuis la Renaissance jusqu’à nos jours, des peintures des XVIe et XVIIe siècles et des créations contemporaines (Gerhard Richter, Niki de Saint Phalle, Annette Messager, Brassaï, ou Miquel Barceló...) viendront éclairer la manière de représenter hier comme aujourd’hui l’allégorie de la vanité.

Le Musée des Arts décoratifs créé il y a 150 ans a reçu cette collection en legs suivant la volonté de la baronne Henri de Rothschild. Sophie Motsch, attachée de conservation du prestigieux musée, en est l’éminente spécialiste et ne manque pas de souligner l’aspect particulier de cette collection, de par son thème mais aussi d’avoir été créée par une femme, ce qui était fort inhabituel à cette époque.
Pour évoquer la fragilité de la condition humaine, du temps qui passe, comme de la vacuité du pouvoir ou l’accumulation des biens, la Fondation Bemberg a choisi le savoir-faire du scénographe Hubert le Gall. Il lui a été donné de traduire la part de fantaisie de cette collection et sa part d’invitation à la vie.

"[...] Face au silence des écrits, nous continuons à nous interroger sur les motifs qui ont porté la baronne Henri à collectionner ces objets macabres.
Cette passion tire peut-être son origine du traumatisme de la Grande Guerre, et de la confrontation quotidienne avec la mort. Elle exprime peut-être aussi un intérêt philosophique que la baronne partageait avec son mari, médecin de formation. A défaut de documents, notes, agendas, correspondance attestant de l’activité de collectionneuse de Mathilde, ce qui donne vie à cette collection de têtes de mort c’est uniquement son testament et sa nécrologie. Cette collection est-elle le signe posthume d’une démarche cachée de son vivant ? Le caractère sardonique de certains de ces objets, comme l’épingle de cravate figurant un crâne portant un monocle et mâchonnant un gros cigare, est peut-être l’indice d’un certain raffinement de l’humour noir enfin mis en abîme...."

- Sophie Motsch

Hôtel d’Assézat - Place d’Assézat - Toulouse - 05 61 12 06 89
- www.fondation-bemberg.fr


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