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Mai 68

Le MATOU descend dans la rue et y pose ses affiches.
Du 2 au 31 mai à Axe Sud.


Nuit et jour, au gré des évènements de mai, des revendications, près d’un million d’affiches sortiront dans les ateliers des écoles des beaux-arts, devenus « ateliers populaires » lieux de convergence réunissant, artistes, étudiants et travailleurs. Ces collectifs donneront naissance à des images d’une grande puissance plastique, suppléant l’absence d’autres médias dans une période paralysée par la censure et la grève.

Les affiches sont créées et imprimées quotidiennement. Pendant plus d’un mois, des assemblées générales réunissent des individus dans un mouvement spontané, en dehors des organisations politiques et en prise directe avec le moment, pour discuter des thèmes et des slogans mis en avant dans les images qui sont réalisées le jour-même.
Cette énergie collaborative dont la spontanéité n’est pas embarrassée de poids théoriques, aboutira à la création de slogans inédits (largement repris par la suite). Parmi les affiches les plus réussies, les messages sont en parfaite adéquation avec la forme conçue. Les moyens d’expression rudimentaires, le temps restreint, l’urgence à s’exprimer, ont eu pour effet de produire une esthétique simplifiée, concise. La limitation au trait, aux aplats, à une couleur, l’absence d’ombres ou de dégradés, les lettres bâton ont engendré la création d’un graphisme impactant, rarement égalé dans sa force de frappe. Des affiches comme « des coups de poing ».

Les images produites sont principalement imprimée en sérigraphie. Dans les ateliers populaires, cette technique a supplanté rapidement la lithographie grâce à la simplicité de sa mise en œuvre Lors d’une intervention à l’école des beaux-arts de Paris, les policiers s’attendant à trouver un matériel conséquent, ont eu la surprise de ne voir aucune machine !
Une des grandes particularités des affiches créées en 68, outre l’impact graphique exceptionnel, réside dans l’aspect collectif de la conception. Aucune signature n’apparaît, mais à la place la plupart du temps, un tampon mentionnant le lieu de création. L’anonymat met en avant une approche collective, issue d’une pratique sociale à l’écoute du mouvement de grève qui a concerné près de 10 millions de personnes, et plus généralement les interrogations d’une société remettant en cause son fonctionnement.

De 14h à 18h - sauf dimanche et jours fériés.

9 rue des Amidoniers - Toulouse

- www.facebook.com/MATOU.Musee/
- www.axesud.fr


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