1 -PMU 2 - Jazz en Comminges 2 - Festibout'chou
 

Jacques Camborde

De la tristesse à la joie, exister simplement !
du 4 mai au 25 juin au Château d’Eau.


Exister, exister seulement

Le Château d’Eau présente le travail de Jacques Camborde, réalisé entre 2014 et 2016, qui conduit à une sorte d’exploration des expressions humaines sous le coup de ces deux émotions qui accompagnent la vie : la tristesse et la joie. Mais, avec ses deux séries mises en regard, « Le don des larmes » et « La force majeure », il aborde une dimension plus philosophique et propose une réponse à la question : qu’est-ce qu’exister ?
Dans une démarche photographique qui cherche toujours à atteindre une vision claire du quotidien, Jacques Camborde s’attache à éclairer le regard d’yeux grand fermés sur l’ordinaire, sur ce que l’on ne voit pas spontanément, ce à quoi l’on ne réfléchit jamais, l’impensé au cœur de la vie, nous rappelant ainsi à la finitude de la condition humaine.
Dans cette exposition où des visages d’hommes et de femmes qui pleurent, nous renvoyant à nos peurs face à l’inéluctable qui nous attend au bout de notre chemin, répondent ceux éclatant de rire.
Le rire, cet autre rapport au monde qui permet d’affronter le réel tout entier, y compris la conscience de la mort. Le point fondamental de cette joie c’est le fait d’exister, tout simplement !


Exister, c’est quelque chose que l’on subit et que l’on découvre à mesure qu’on le subit. D’où cette sensation tragique d’être pris dans quelque chose qu’on ne sait définir, qui semble être lié au hasard, ne pas avoir de sens et n’avoir aucun but.
Il en résulte un caractère dérisoire de toute vie, de toute existence.
Est tragique, en second lieu, la mort.
L’appropriation du côté inéluctable de la mort, la prise de conscience du réel tel qu’il est vraiment, nous font profondément ressentir cette matérialité : « c’est comme cela et ce n’est pas autrement, et on ne peut rien y changer ».
Ceci accepté, nous pouvons nous libérer de l’angoisse de la mort, de l’existence supposée de forces surnaturelles menaçantes, d’un quelconque destin ou d’une éventuelle fatalité. Il n’y a plus rien à perdre non plus.
D’où une sensation de légèreté qui engendre inévitablement de la joie. Les pensées les plus lourdes deviennent légères et charmeuses.
Le point fondamental de cette joie c’est le fait d’exister, tout simplement ! La joie de vivre, rien de plus !

- Jacques Cambordes

1 place Laganne - Toulouse - 05 61 77 09 40
- www.galeriechateaudeau.org


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