1 - Le Chalet des Moissons 2 - Walibi Sud-Ouest 3 - Le Bourgeois Gentilhomme à l'Escale 3 - Kenji Girac au Zénith de Toulouse
 

Giacometti, d’après modèle

En quête d’une "ressemblance essentielle".
Au Musée Toulouse-Lautrec d’Albi du 16 mars au 30 juin.


En partenariat avec la Fondation Giacometti, Paris

Trente sculptures en bronze, mais aussi en plâtre témoignant d’une quête inlassable de la saisie du réel incarné par le modèle. 44 dessins et 12 estampes, dont plusieurs sont inédits, évoquant ses amis artistes et poètes, parmi lesquels Igor Stravinsky, Michel Leiris, Simone de Beauvoir, Jean-Paul Sartre ou René Char.

La Fondation Giacometti, Paris présente en collaboration avec le Musée Toulouse-Lautrec la première exposition consacrée aux œuvres d’Alberto Giacometti (1901-1966) à Albi.
Comme Toulouse-Lautrec, Giacometti s’intéresse à l‘humain, le travail d’après modèle occupant une partie considérable de sa carrière.
Cette exposition inédite, spécialement conçue pour les espaces d’exposition duPalais de la Berbie, propose d’éclairer ce travail de l’artiste autour de la figure humaine, à travers plus de quatre-vingts oeuvres réalisées entre son arrivée à Paris dans les années 1920 et jusqu’à la fin de sa carrière.
Le parcours chronologique et thématique, qui traverse les différentes périodes de création de Giacometti, organise un face-à-face entre les sculptures et les dessins qui, il l’a souvent rappelé, sont pour lui l’outil essentiel de la compréhension du sujet et de la vision.

Alberto Giacometti naît en 1901 à Borgonovo près de Stampa en Suisse et y grandit. Son père, peintre, le pousse à pratiquer le dessin, en particulier le portrait. Alberto Giacometti étudie à l’École des beaux-arts de Genève, avant de s’installer à Paris en 1922. À Paris, Giacometti est l’élève d’Antoine Bourdelle à l’Académie de la Grande Chaumière. Il fréquente les artistes de Montparnasse, un quartier qui devient son port d’attache. Il établit dès 1926 son domicile-atelier au 46 rue Hippolyte Maindron. Si de 1922 à 1927, ses sculptures prennent la forme de figures géométriques et peuvent s’apparenter à la période cubiste, ses premiers travaux importants portent l’empreinte du surréalisme qui domine la scène artistique des années 1930, mais aussi celle des arts d’Afrique et d’Océanie. Il sympathise avec les écrivains, expose avec Joan Miró et Jean Arp, et adhère officiellement au mouvement de 1931 à 1935.
L’artiste travaille sur la forme symbolique du réel, sans chercher à reproduire mimétiquement la nature. Au cours des années 1940, Giacometti commence à travailler sur la question de l’échelle, en créant des formes minuscules et filiformes, mais il est hanté par l’idée de concevoir une œuvre monumentale. En 1949, il épouse Annette Arm qui lui inspire de nombreux portraits, notamment dessinés, Giacometti considérant la pratique du dessin comme un préliminaire essentiel à la sculpture. Ses silhouettes se singularisent par leur caractère filiforme. Du corps humain, il ne garde que l’armature et par leur saisissante maigreur, Figurine ou Femme debout disent tout à la fois présence et misère, vanité d’exister et puissance de la verticalité.
En 1956, alors qu’il poursuit sa thématique du portrait, Giacometti représente la France à la Biennale de Venise et, en 1962, y obtient le grand prix de sculpture. Le sculpteur projette de réaliser des monuments pour l’espace public. Atteint d’un cancer, il décède en 1966.

Palais de la Berbie - Place Sainte-Cécile - Albi
- http://musee-toulouse-lautrec.com/


Partager :
 


3T Café-Théâtre Toulouse
 
Jeu Cinéma Toulouse